Les hommes que voyez sur ce blog ne signifie pas qu'ils sont Gay mais Simplement des beaux hommes et que j ai aimé leurs reflets
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mardi 28 février 2012

En fermant les yeux j'éjacule Dans un puissant jet majuscule

  Masturbation (Jean Cocteau)
 

Ce n'est pas à cause du fisc
Qu'à mon réveil je suis plus raide
Qu'un clocher ou un obélisque
Un cheval que le rut obsède
 
Je me sens frustré et je bisque
De n'avoir pas à mes côtés
Le cul expert en volupté
D'une accommodante odalisque 
 
Je ne peux remettre à demain
Je sais me servir de mes mains
Et tel une alerte infirmière
J'enfonce un doigt dans mon derrière
 
 
 Je soupèse mes couilles fermes
Bien arrondies gonflées de sperme
C'est à peine si je m'étonne
Que la gauche un peu plus ballonne


Avant de trouver le tempo
Je me libère le pénis
En tirant doucement la peau
Jusqu'à la toison du pubis


Mon gland se gonfle et se redresse
Je mouille alors mes doigts agiles
Je le chatouille et le caresse
Comme un potier tourne l'argile


 
 Je vais et viens le long du frein   
Avec un doigt vif et serein
Que je calme et que je retiens
En bon branleur épicurien
 
J'ai humecté ma paume rose
Qui glisse sur mon abricot
Dans un mouvement virtuose
Allegretto ma non troppo 
 
Mes mains fermées sur mon pénis
De haut en bas vont et coulissent
Comme un anus ou un vagin
Que je pénétrerais sans fin
 
 
 
En fermant les yeux j'éjacule
Dans un puissant jet majuscule
Qui envoie vers le ciel ma sève
Mieux que le jet d'eau de Genève 
 



        

                             

vendredi 17 février 2012

Rentre en ton prépuce, lent Comme un dieu dans son nuage,

         Gland point suprême de l'être    
         De mon maître,
         De mon amant adoré
         Qu'accueille avec joie et crainte,
         Ton étreinte
         Mon heureux cul, perforé

                               Tant et tant par ce gros membre
                                Qui se cambre,
                                Se gonfle et, tout glorieux
                                De ses hauts faits et prouesses,
                                Dans les fesses
                                Fonce en élans furieux.  

                                 
          Nourricier de ma fressure,       
         Source sûre
         Où ma bouche aussi suça,
         Gland, ma grande friandise,
         Quoi qu'on en dise
         Quelque fausse honte, or, çà,



Gland, mes délices, viens, dresse
Ta caresse
De chaud satin violet                         
Qui dans ma main se harnache     
En panache
Soudain d’opale et de lait.

      Ce n’est que pour une douce       

      Sur le pouce
      Que je t’invoque aujourd’hui
      Mais quoi ton ardeur se fâche...
      Ô moi lâche !
     Va, tout à toi, tout à lui,




                                 Ton caprice, règle unique.       
                             Je rapplique
                                 Pour la bouche et pour le cul
                                 Les voici tout prêts, en selle,
                                 D’humeur telle
                                 Qui te faut, maître invaincu.

Puis, gland, nectar et dictame
De mon âme,
Rentre en ton prépuce, lent
Comme un dieu dans son nuage,
Mon hommage
T’y suit, fidèle — et galant. 




Paul Verlaine 1891


vendredi 20 janvier 2012

« Le meilleur miroir est l'oeil d'un ami. »


Le Miroir 
Regarde tu es tout en surface
Le plus remuant est que malgré ta volonté de creuser
Et tes franches gesticulations
Il n'y a rien à découvrir derrière
Alors brise-le si tu veux
Puisque tu gardes la foi tu verras que devant
Il n'y aura plus rien non plus
Peut-être une simple ouverture
Prends garde il n'est pas aisé de sortir de soi-même.

Timoline, Poeme publié 29 Dec 2011